Miniaturisés, les nanosupercondensateurs gagnent en performance

Lundi, 18 Septembre, 2017

 

Prisés pour leur durée de vie théoriquement infinie, les supercondensateurs stockent l’électricité pour de nombreuses applications. Des chercheurs de l'équipe ISGE et du service TEAM du LAAS-CNRS, de l’Institut Jean Lamour et de l’INRS en ont conçu un premier modèle à l’échelle nanométrique. Loin de souffrir de la miniaturisation, il présente des performances hors du commun. Ces travaux sont publiés dans la revue ACS Energy Letters.

 

Tout comme les batteries, les supercondensateurs stockent l’énergie électrique. Ils se démarquent par leur plus grande puissance et leur meilleure durée de vie, mais emmagasinent en revanche moins d’énergie. Les différentes vagues de miniaturisation des composants électroniques ont plutôt épargné les supercondensateurs, leur fabrication par photolithographie peine en effet à atteindre des résolutions inférieures au micron. Des chercheurs du LAAS-CNRS, de l’Institut Jean Lamour (CNRS/Université de Lorraine) et de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) du Québec ont cependant conçu les premiers nanosupercondensateurs.


Ils ont pour cela utilisé une sonde ionique focalisée, qui grave les motifs des supercondensateurs sur une fine couche de ruthénium. Le composant est ensuite oxydé par un procédé électrochimique. Le résultat se présente sous la forme de cellules d’une dizaine de micromètres carrés, dont les électrodes ne sont plus séparées que de quelques centaines de nanomètres. Outre leur taille réduite, ils affichent de bien meilleures caractéristiques que les supercondensateurs classiques, en particulier au niveau des densités d’énergie et de puissance.

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