Carnet

Décès de Yves SÉVELY, promoteur de l'Automatique.

Mardi, 3 novembre, 2015

Yves SÉVELY est décédé mardi 3 novembre 2015 à l’âge de 87 ans.

Compagnon de la première heure de Jean LAGASSE, fondateur du LAAS-CNRS, le professeur Yves SEVÉLY a été le promoteur de l'Automatique. C'est en effet lui qui, dès 1960, a développé à Toulouse l'enseignement de la théorie des systèmes échantillonnés. Ses ouvrages restent encore aujourd'hui une référence.

Le calcul analogique s'est développé grâce à lui dans tous les établissements scientifiques de Toulouse (INSA, ENSEEIHT, ENSICA, Faculté des Sciences).

C’était un Universitaire passionné de pédagogie, un chercheur engagé dans l'action pluridisciplinaire. C'était également un "chef d'équipe" très efficace, alliant la gentillesse, la courtoisie, la droiture.

Il faut se souvenir de ses initiatives au LAAS pour la mise en place de travaux dans la conduite-commande des processus industriels puis, en collaboration avec les équipes de Gilbert DURAND à l'INSA (Laboratoire  de Biotechnologies), allant jusqu'à y développer une équipe de recherche LAAS, au milieu des bio technologues. Saluons cette initiative qui anticipe et illustre le concept de "laboratoire interdisciplinaire" : soulignons qu'elle a contribué à former des ingénieurs qui cumulent la double compétence du processus et de sa commande.

Pour nous, gens de microtechnologies aujourd'hui largement tournées vers la Biologie, il a ouvert la route, nous a devancés et guidés dans beaucoup de nos travaux sur les micro-capteurs et systèmes associés.
 
Merci Yves et Bravo !

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Décès de Georges Grateloup, Directeur du LAAS-CNRS de 1977 à 1980.

Jeudi, 7 août, 2014

 

Georges Grateloup est décédé le 5 août 2014 à l’âge de 83 ans. Il a été l’un des premiers directeurs du laboratoire à la fin des années 70, succédant à ce poste à Jean Lagasse et Henri Martinot.

Ingénieur diplômé de l’ENSEEIHT en 1955 et titulaire d’une thèse de doctorat intitulée « Sur l’identification de la dynamique des processus en automatique » et soutenue en 1965 à l’Université de Toulouse, Georges Grateloup devint ensuite un Enseignant-Chercheur enthousiaste et impliqué, bien dans la continuité de ses missions de coopération effectuées au Brésil, puis au Québec, entre 1958 et 1962.
Promu Professeur de l’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse en 1969, cette même année, il a pris la direction du Département de Génie Electrique. Unanimement estimé et passionné par son rôle de formateur, il s'est particulièrement investi dans la réussite de nombreuses générations d’élèves-ingénieurs de l’INSAT et leur formation aux disciplines de l’automatique et de l’électronique au sein du Département qu’il a dirigé jusqu’en 1977.
Nombre de ses élèves, qui ont ensuite poursuivi leur parcours au Laboratoire, ont pu, comme tous, y apprécier son rôle et ses compétences au service de l’Automatique, le volet scientifique fondateur du LAAS-CNRS, en tant que responsable du groupe « Modélisation, optimisation des systèmes complexes » et son  dévouement au Laboratoire, notamment à l’occasion de son engagement à sa direction.
Le LAAS-CNRS sait tout ce qu’il doit à cet homme, à l’esprit ouvert, attentif et généreux, et resté fidèle dans son appui et son attachement au Laboratoire.

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Décès de Georges Giralt, pionnier de la robotique

Lundi, 11 février 2013

Georges Giralt est décédé dimanche 10 février à l’âge de 82 ans. Il a contribué à la construction du LAAS aux côtés de Jean Lagasse et toute l'équipe des fondateurs.

Georges était un véritable visionnaire d'une clairvoyance remarquable et l’âme scientifique du laboratoire : le très large spectre de ses compétences scientifiques a fait de lui l’instigateur des thématiques de départ de notre laboratoire :

  • Docteur es sciences en électronique en 1958, avec un aspect tout particulièrement innovant sur les fondements des régulations électroniques à semiconducteurs : fortes tensions et forts courants.
  • Initiateur de l'action "Composants Electroniques" avec Henri Martinot et Bernard André au milieu des années 60, qui a conduit à l’activité « micro et nanosystèmes » d’aujourd’hui. Ses travaux lui ont valu la médaille d’argent du CNRS en 1972.
  • Fondateur de l'action "Robotique et Intelligence Artificielle" du LAAS au milieu des années 70 à son retour de Berkeley qu’il a conduite au succès que l'on connaît et qui lui a valu une reconnaissance majeure en France et au niveau mondial. Témoin, le prestigieux prix international Joseph Engelberger qui lui a été décerné en 1997.

Très attaché au CNRS qu’il avait intégré dès 1956, Georges Giralt était un éminent scientifique. Par son charisme et sa conviction, il a aussi su mobiliser et dynamiser les énergies de tous ceux qui l'ont côtoyé : nous sommes très nombreux dans ce cas ! Le LAAS vient de perdre son deuxième co-fondateur et sait tout ce qu’il doit à cet homme ardent, passionné et d'une humanité rare : un grand Monsieur. 

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Nous vous proposons de suivre cette carrière exemplaire à travers des témoignages filmés réalisés par la mission de sauvegarde du patrimoine scientifique contemporain Midi-Pyrénées de l’Université de Toulouse en 2008.

Vidéos en ligne (quelques minutes chacune, 36 min le tout)

  • Résumé de la carrière de Georges Giralt (haute ou basse résolution)
  • Les origines d’une vocation : rencontre décisive avec Jean Lagasse (haute ou basse résolution)
  • Les débuts de l’électronique : l’expérience du projet CERN - Les débuts des recherches en électronique au laboratoire, entretien avec Roland Prajoux (haute ou basse résolution)
  • L’aventure du LAAS - Le LAAS en 2008, entretien du directeur Raja Chatila (haute ou basse résolution)
  • L’année sabbatique à Berkeley, université de Californie, USA  (haute ou basse résolution)
  • Robotique et intelligence artificielle - Vers un robot autonome: expérience Hilare 1977, entretien avec Roland Prajoux - La "manip des cubes", l'une des premières expérimentations en robotique du laboratoire, par Roland Prajoux (haute ou basse résolution)
  • Le programme national ARA (automatisation et robotique avancée) - ARA présenté par Rachid Alami (Responsable pôle robotique et intelligence artificielle au LAAS) (haute ou basse résolution)
  • Les robots d’intervention sur site planétaire (programme RISP) - Après le robot d'exploration, le robot de service et le robot aérien … par Raja Chatila, directeur du LAAS (haute ou basse résolution)
  • Conclusion : le robot et l’humain, quelle cohabitation pour demain ? Les applications de la robotique par Rachid Alami (haute ou basse résolution)

Décès de Henri Martinot, membre fondateur du LAAS-CNRS

30 mai 2011

Directeur de recherche de classe exceptionnelle émérite au CNRS,
médaille d’argent de la recherche scientifique (1985),
ancien directeur du LAAS (1975-1976).

Henri Martinot a fait partie de l'équipe du laboratoire de Génie électrique, qui autour de notre directeur fondateur Jean Lagasse, a conçu et créé le LAAS-CNRS, à la fin des années 1960. Il a, avec Bernard André, mis en place la division « Composants électroniques", initiant ainsi un axe essentiel du laboratoire, devenu aujourd'hui "Micro et nano systèmes, MINAS", et largement contribué à la fondation de notre centrale de micro nano technologies. Il a assuré, comme adjoint de Jean Lagasse, la direction du laboratoire pendant plus de deux ans et permis une transition active vers les succès que le LAAS a connus depuis cette période des années 1970.
Henri Martinot est un chercheur, qui par son engagement, par ses choix scientifiques et technologiques, a marqué profondément nos attitudes. Il était tout particulièrement attaché à son organisme, le CNRS, qu'il a servi en de multiples occasions, notamment comme acteur motivé lors de la création du département des Sciences pour l'ingénieur, SPI, puis comme président de section du comité national.
Il a conduit pendant plusieurs années le GRECO III-V, programme national de recherche sur les matériaux et les composants III-V ; il en était très fier (combien on peut le comprendre !) et est resté très attaché au groupe Photonique qu'il a créé sur cette thématique, et qu'il venait régulièrement visiter depuis son départ en retraite...
Henri est un ami du Laboratoire : c'est un ami personnel, un compagnon de 50 ans, très cher.
Ensemble nous avons fait et défait tant de projets !

Salut Henri !

Daniel Estève,
Directeur de recherche de classe exceptionnelle émérite au CNRS,
médaille d’argent de la recherche scientifique (1976),
ancien directeur du LAAS (1981-1984).
 


Décès de Jean-Louis Sanchez, directeur du LAAS-CNRS

16 mai 2011

Le LAAS-CNRS vient de perdre brutalement son directeur. Jean-Louis Sanchez est décédé dimanche 15 mai 2011 à l’âge de 53 ans. Directeur de recherche au CNRS, Jean-Louis Sanchez a accompli toute sa carrière scientifique au LAAS, dans le domaine de la microélectronique. Il avait été nommé directeur du LAAS en janvier 2011.


Ingénieur de l’INSA de Toulouse en Génie physique, option microélectronique, en 1982, c’est au LAAS que Jean-Louis Sanchez prépare une thèse de docteur ingénieur, soutenue en 1984, sur l’optimisation de la résistance à l’état passant des transistors DMOS de puissance. Il choisit d’emblée la voie de la recherche académique et est recruté au CNRS en 1985 comme chargé de recherche. Il développe au LAAS des activités de recherche sur l’intégration fonctionnelle en électronique de puissance pour  de nouveaux dispositifs de commande et de protection. Plus récemment il a orienté ses activités sur l’intégration 3D hétérogène pour des fonctions et systèmes de gestion de l’énergie. Dans ce cadre, il s’est intéressé à la mise en place de filières technologiques flexibles, et à l’optimisation de techniques de micro fabrication spécifiques, pour la réalisation de composants passifs sur silicium et de composants de puissance bidirectionnels à commande MOS. En 1995, il soutient son habilitation à diriger des recherches, HDR, sur l’« Intégration fonctionnelle de composants de puissance : principes et technologies » et est promu directeur de recherche au CNRS en 1998.
 
Passionné de rugby et pratiquant ce sport lui-même, Jean-Louis Sanchez était habité par l’esprit d’équipe et le sens collectif. C’est dans cet esprit et pour servir ces valeurs qu’il s’impliquait personnellement, en plus de ses activités de chercheur, dans la vie et l’organisation de la recherche. Il était membre de la section 8 du comité national de la recherche scientifique « Micro et nanotechnologies, électronique, photonique, électromagnétisme, énergie électrique ». Il a été directeur adjoint du LAAS de 2007 à 2010, Raja Chatila en étant alors le directeur, avant de succéder à ce dernier en janvier 2011.

Les membres du LAAS découvrirent alors, au delà de ses qualités scientifiques et de sa chaleur humaine, son talent de meneur dans la mission qu’il venait de prendre en charge. Le LAAS est en deuil de son directeur, mais aussi de l’un de ses chercheurs dont l’humanité et l’engagement sont un modèle.

Communiqué de presse

Lire la Lettre du LAAS en hommage à Jean-Louis

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Décès de Jean-Claude Laprie, pionnier de la sûreté de fonctionnement

19 octobre 2010

Le LAAS-CNRS vient de perdre un de ses très grands chercheurs. Jean-Claude Laprie est décédé dimanche 17 octobre 2010 à Toulouse, à l’âge de 65 ans. Directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS, Jean-Claude Laprie a voué toute sa carrière à la recherche scientifique, dans le domaine de la sûreté de fonctionnement informatique dans ses aspects fondamentaux. Entré au LAAS en 1968 pour y préparer un doctorat, il y a fondé et dirigé dès 1975 une équipe de recherche dans cette thématique scientifique alors naissante. Il a contribué à en formuler de manière rigoureuse les concepts et les méthodologies, ainsi que la terminologie associée. La communauté scientifique internationale, qui les a adoptés, lui a rapidement reconnu un rôle de leader dans le domaine.

Conscient des préoccupations de l’industrie, il a toujours entretenu des liens étroits avec ce secteur, jusqu’à fonder en 1992 dans les murs mêmes du LAAS un laboratoire commun d’ingénierie de la sûreté de fonctionnement, le LIS. Nombre de collaborations ont influencé les approches industrielles de la sûreté de fonctionnement. Au premier chef, les systèmes critiques comme les transports aériens, notamment les systèmes avioniques, les transports ferroviaires ou la production et distribution d’énergie électrique.

L’avènement des systèmes informatiques ubiquitaires pose de nouveaux défis qui requièrent des concepts novateurs. Le concept de résilience informatique était au cœur des travaux du réseau d’excellence européen ReSIST (Resilience for Survivability in Information Society Technologies) qu’a initié et dirigé Jean-Claude Laprie de 2006 à 2009.

Ses exceptionnelles qualités scientifiques ont été reconnues par la communauté nationale et internationale. Jean-Claude Laprie a reçu la Silver Core de l’IFIP (International Federation for Information Processing), dont il a par ailleurs été vice-président. Le CNRS lui a décerné la médaille d’argent en 1994 et l’Académie des sciences son grand Prix, fondation EADS, en 2009.

Jean-Claude Laprie a dirigé le LAAS de 1996 à 2002. Outre sa capacité unique d’abstraction et de formalisation, la personnalité de ce grand chercheur s’est caractérisée par son attachement viscéral à la liberté académique, seule gage selon lui d’une recherche fructueuse. Ses qualités humaines, son allant et son talent de rassembleur et de meneur ont marqué le LAAS et influencé profondément ses compagnons de vie scientifique. La tristesse du LAAS est comme l’œuvre de Jean-Claude Laprie, immense.

Lire la Lettre du LAAS consacrée à la sûreté de fonctionnement informatique au LAAS

Visionner le film "Jean-Claude Laprie, de la sûreté de fonctionnement à la résilience en informatique"

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Décès de Jean Lagasse, fondateur du LAAS

24 avril 2003

Jean Lagasse, fondateur du LAAS-CNRS qu’il a dirigé de 1968 à 1973, est décédé le 24 avril 2003 à l’âge de 78 ans.

Lire le numéro spécial de la Lettre du LAAS dédiée à notre fondateur