Diagnosticabilité et son intégration dans la conception des systèmes


La mise en œuvre de moniteurs de surveillance, de diagnostiqueurs ou de systèmes de protection contre les défauts est fortement compromise dès lors que les besoins ne sont pas pris en compte dès la phase de conception du système. Ces besoins s'expriment en termes de diagnosticabilité et de reconfigurabilité / réparabilité. Ces propriétés permettent de connaître à l'avance quels défauts ou états le diagnostiqueur sera en mesure de discriminer avec l'instrumentation en place et quels défauts le contrôleur sera en mesure de compenser avec les actionneurs prévus. En outre, ces propriétés permettent d'identifier l'ensemble de capteurs et actionneurs supplémentaires qui sont nécessaires pour atteindre le degré de diagnosticabilité et/ou de reconfigurabilité / réparabilité requis, voire même de procurer des capacités d'auto-guérison dans le cadre des systèmes autonomes.



Les recherches menées par l'équipe DISCO couvrent la diagnosticabilité des systèmes continus, avec un accent sur les systèmes non-linéaires incertains, des systèmes à événements discrets, et des systèmes hybrides. Une définition unifiée de la diagnosticabilité, indépendante du type de système, a été établie sur la base de la notion de signature. L'identifiabilité est également étudiée comme une propriété essentielle lorsque les méthodes d'estimation des paramètres sont utilisées pour le diagnostic. Des ponts avec la diagnosticabilité sont à l’étude.

Une attention particulière est portée aux systèmes distribués, souvent constitués en réseau de composants. On étudie les propriétés locales afin d'en déduire la diagnosticabilité globale, permettant dans un deuxième temps le déploiement automatique d'un protocole entre agents diagnostiqueurs locaux dont la capacité de diagnostic résultante est optimale.